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Réservation conseillée au 04 76 47 99 31.

 

 

 
de Ai Weiwei
Allemagne - VOST
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Japon - VOST
de Stan et Edouard Zambeaux
France - VF
de Claus Dexel
France - VF
de Laurent Cantet
France - VF
de Agnès Varda et JR
France - VF
de Mathieu Amalric
France - VF
de Thierry de Peretti
France - VF
de Andrey Zvyagintsev
Russie - VOST
de Tarik Saleh
Suède - VOST
de Kelly Reichardt
Etats-Unis - VOST
de Benjamin Renner
France - VF
de Richard Linklater
Etats-Unis - VOST
de Fatih Akın
Allemagne - VOST
de Emmanuel Finkiel
France - VF
de Walt Disney
Etats-Unis - VF
de Sang-soo Hong
Corée du Sud - VOST
de Pema Tseden
Chine - VOST
de Jean-Claude Brisseau
France - VF
de Paul Otchakovsky-Laurens
France - VF
de Nobuhiro Suwa
France - VF
de Roberto de Paolis
Italie - VOST
de Santiago Mitre
Argentine-Espagne-France - VOST
de David Lowery
Etats-Unis - VOST
de Sofia Djama
France - VF
de Cecilia Atán et Valeria Pivato
Argentine - Chili - VOST
de Raymond Depardon
France - VF
de Lee Unkrich et Adrian Molina
Etats-Unis - VF et VOST
de Julien Chheng et Jean-Christophe Roger
France - VF

Cinéma et psychanalyse #2 -  du 18 octobre 2013 au 21 mars 2014

SE DÉGAGER DE LA PERVERSION ...OU Y ÉCHOUER.

 

 

 Le précédent cycle (« Rencontre avec la perversion ») nous a amenés à décrire la stratégie du pervers. : Occultation de la réalité perverse derrière des figures d'autorité et des valeurs décrétées supérieures (Le ruban blanc, M. Haneke). Isolement de celle-ci (La mauvaise éducation, P. Almodovar). Destruction de son jugement et objectivation de son corps (Venus noire, A. Kechiche). Jouissance de l'emprise et de la destructivité (L'Apollonide, B. Bonello)... Et les effets de la perversion rencontrée : La transmission intergénérationelle du trauma, de la haine et de la vengeance (La mauvaise éducation, P. Almodovar).


Deux projections nous ont introduit au cycle actuel : ‘Le nom des gens » (M. Leclerc) où l'on voit une victime d'abus sexuel convoquer de nouvelles « brutes » pour mener le jeu des relations sexuelles inédites et ré-humaniser ces brutes et ces relations Tandis qu'elle remanie pour elle-même les traces de son traumatisme précoce. Exemple même de la dimension restitutive du trauma qui devient alors élaborable.


Et le film « Shame » (S. Mac Queen) où nous assistons au délitement progressif du système défensif pervers que s'était donné le sujet pour lutter contre son effondrement. C'est pourtant à partir de cet effondrement qu'il pourra se reconstruire.

A dessein nous n'avons pas donné de définition précise de la perversion, elle aurait été trop réductrice. Nous avons choisi de montrer qu'elle avait pour origine un ratage de l'intégration de la « Loi Symbolique », largement décrite, elle, dans notre fascicule. Les « pervers » sont ceux qui sont restés sur le bord du chemin de l'Humanisation des pulsions par la Loi Symbolique.


Notre nouveau cycle : SE DEGAGER DE LA PERVERSION, va nous rendre témoins des stratégies de sujets que l'on voit se dégager du scénario pervers dans lequel ils s'étaient trouvés pris. Assujettis qu'ils étaient à des relations perverses, elles-mêmes adossées parfois, à un ordre social pervers ou à une Perversion d'Etat.
Nous serons attentifs à ce qui leur a permis de préserver leur jugement, de se percevoir sous emprise, de dénoncer la norme imposée par le pervers, ou, du moins, de lui échapper. Certains lui échappent et d'autres échouent.


Nous ne serons pas étonnés de repérer que ceux qui y échappent le peuvent du fait d'avoir pu, bien avant leur rencontre avec le pervers et « préventivement » à celle-ci, pourrait-on dire : 


-faire l'expérience première d'un amour vrai (en provenance, généralement, d'un parent). Les soins maternels, lorsqu'ils sont donnés avec amour, constituent le prototype de toutes les relations amoureuses ultérieures (Freud).


-se doter d'un surmoi indulgent (et non cruel et culpabilisant)). Le surmoi, dans le meilleur cas, est constitué de « la sollicitude pleine d'amour » des parents (Freud).


-avoir rencontré une figure adulte légitime et néanmoins en position exemplaire de critique et de dénonciation de la norme. C'est en référence à cette rencontre que le sujet pourra objecter au pervers que, non, la relation de séduction et d'emprise ne s'apparente pas à l'amour.


-avoir fondé un narcissisme secondaire auprès de figures tutélaires respectueuses de son intimité.
-avoir rencontré la « Loi Symbolique » (voire fascicule) et en avoir fait un constituant de son Idéal du Moi. C'est-à-dire d'avoir intériorisé ses interdits humanisants, notamment l'interdit de l'inceste, celui de prédation et celui de meurtre. C'est -inconsciemment- la référence à cette Loi qui lui permettra de dénoncer, à ses propres yeux d'abord, la norme que cherche à lui imposer le pervers.


- ne pas être soumis à la compulsion de Répétition (cf. fascicule), mécanisme psychique qui conduit le sujet traumatisé à réunir, à son insu et aujourd'hui, des partenaires qualitativement équivalents à ceux qui lui ont infligé son traumatisme d'hier. Ceci dans l'espoir inconscient que ces nouveaux partenaires ne répètent pas ce traumatisme mais ouvrent sur des relations nouvelles. Espoir répétitivement déçu .
Et généralement, échapper aujourd'hui au pervers est grandement facilité lorsque le sujet dispose ,néanmoins, d'alliés en amour ou en amitié.


Et nous découvrirons encore, au cours de nos débats, d'autres facteurs en jeu dans la possibilité de se dégager de la perversion, en avançant à travers la question « à situations égales » quels ressorts ont trouvé certains sujets pour y échapper, tandis que d'autres y ont échoué ?

Pour nous donner le temps de ces débats les projections commenceront, désormais à 20 heures.

 

 

intervenant

> Pierre KAMMERER, psychanalyste, son travail en maison d'arrêt l'a familiarisé avec ces questions.

 

Programmation

> 11 films à voir ou revoir sous l'angle de la perversion

> Chaque séance sera introduite par l'intervenant puis suivie d'un débat.

 
En +

> un fascicule (à 1€) composé de références théorico-cliniques et de concepts pour guider la réflexion. 

> Une "fiche clinique" (avec une lecture possible du fonctionnement intrapsychique et inter-fantasmatique des principaux personnage du film) remise à chaque spectateur.

 

Programmation

Singué Sabour, d'Atiq Rahimi

Vendredi 18 octobre à 20h30

Synopsis :Au pied des montagnes de Kaboul, un héros de guerre qui gît dans le coma devient peu à peu la « pierre de patience » de sa femme, cette pierre magique à qui l'on souffle tous ses secrets... Jusqu'à ce qu'elle éclate !

La lutte victorieuse des pulsions de vie d’une femme contre les pulsions de mort, lorsque toute une culture stagne sous le primat de Thanatos, dont les femmes, tout particulièrement, sont les victimes.

Le derniers des injustes de Claude Lanzmann

Vendredi 15 novembre 2013 à 20h
Claude Lanzmann, le cinéaste, et Benjamin Murmelstein, l'ancien « doyen des Juifs », sont les deux personnages shakespeariens d'un film extraordinaire.
Nous y voyons la lutte pied à pied du « doyen des juifs » pour défendre les siens, sans y parvenir toujours, contre la perversion nazie.

Lola, une femme Allemande, de Raineer werner Fassbinder

Vendredi 13 décembre 2013 à 20h30

Synopsis : En 1957, Von Bohm est nommé directeur des travaux publics dans une ville de RFA. Il s’oppose rapidement a Schuckert, individu louche specialisé dans la spéculation immobilière. Entre eux, une femme, Lola.

Qui est pervers et qui ne l’est pas, entre ce couple improbable allégrement hors normes et ce « chevalier blanc », qui ne peut envisager l’amour d’une femme qu’à condition de la sauver.

Les travailleur(ses) sur sexe , de Jean Michel Carré

Vendredi 24 janvier 2014 à 20h30

 Synopsis : En France, depuis la loi Sarkozy de 2003 sur le racolage passif, des femmes et des hommes revendiquent le droit de pouvoir louer librement leur corps alors même que l'économie du marché utilise une pseudo libération sexuelle pour justifier la légalisation de la marchandisation de l'intime. Paroles et pratiques dérangeantes, stigmatisées par des jugements moralisateurs, qui nous questionnent sur les rapports hommes / femmes, la sexualité et son contrôle par le pouvoir.

 

Nous n' oublierons pas les « pures victimes » de ‘l'Apollonide », et leurs tentatives de ne pas le rester...presque toujours en vain. Mais les femmes et les hommes auxquels l'auteur donne la parole nous posent de nouvelles questions : Et si la rencontre sexuelle n'était que le prétexte à une autre ? Et comment les prostitué(e)s parviennent-ils à loger, ailleurs que dans leurs organes génitaux, leur plus intime intimité ? Et comment le fantasme du don demeure-t-il à minima ? Bref comment protéger l' estime de soi-même lorsque l'on se prostitue ?

Portier de nuit de Liliana Cavani

Vendredi 14 février 2014 à 20h30

Interdit aux moins de 16 ans

Synopsis : Maximilian est portier de nuit dans un hôtel hébergeant des anciens nazis. Lucia accompagnant son mari, chef d'orchestre, loge dans cet hôtel. Maximilian reconnaît en elle une ancienne déportée qui était sa maîtresse. Lucia se trouve attirée par son ancien bourreau et redevient la maîtresse de Maximilian. Mais ils sont traqués par d'anciens nazis qui tentent de faire oublier leur passé.

 

Volver, de Pedro Almodovar

Vendredi 21 mars 2014 à 20h30

Synopsis : Madrid et les quartiers effervescents de la classe ouvrière. Au sein de cette trame sociale, trois générations de femmes survivent au vent, au feu, et même à la mort, grâce à leur bonté, à leur audace et à une vitalité sans limites

Ne pas être trop regardant au regard de la morale traditionnelle, c’est la condition d’une économie de survie. Que faire de la loi juridique lorsqu’ elle ne protège pas ? La seule morale qui vaille n’ est-elle pas celle qui fait triompher la vie !